Bref, nous avons été récompensés car les lieux valent le déplacement, surtout accompagné du chant d'un
groupe de juifs américains...au rythme du lever de soleil...
Dressée sur un éperon rocheux, Masada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert de Judée. Symbole de
l'ancien royaume d'Israël et de sa destruction brutale, elle fut la dernière poche de résistance des patriotes juifs face à l'armée romaine, en 73 de notre ère. Ce palais-forteresse fut construit
dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le
monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Voilà pour les infos historiques. Sinon, la visite du site est bien organisée : avec un plan détaillé, nous déambulons librement à
travers les ruines très bien retapées. Nous pouvons ainsi nous faire une idée précise de ce que c'était.
Ci-dessus, la pointe nord de l'édifice rocheux. Actuellement à la recherche d'une maison, les bains d'Hérode, les terrasses en étages, ...nous tentaient!
Ce lieu est le symbole de tout un pays.
Certains évoquent de nos jours un « complexe de Massada » ou « complexe de la citadelle assiégée » par analogie avec les événements de
l'époque romaine. L'expression désigne l'idée selon laquelle dans une perspective sioniste Israël serait le dernier refuge, à préserver à tout prix, en y restant donc majoritaires. Le
serment que prêtent aujourd’hui les soldats de l’armée israélienne est d'ailleurs : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Mais sachant qu'un buffet complet nous attendait en bas, notre estomac à pris le contrôle et après une bonne heure trente nous sommes
redescendus très rapidement. La citadelle est perchée là-haut (ci-dessous) et malgré tout, cette dernière est à peine au niveau de la
mer. Eh oui, en dormant au pied de la Mer Morte, nous sommes en fait à -340 m environ sous le niveau de la mer.
La citadelle est au sommet de ce plateau montagneux.

En descendant
vers la Mer morte, nous nous retrouvons dans des paysages de mini-canyons blancs. Nous pourrions être sur une autre planète. C'est vraiment sec, mais à la
forme des reliefs, nous imaginons assez facilement ce que peuvent donner les épisodes pluvieux...
Puis c'est la Mer Morte. La lumière est telle que les photos sont saturées, mais les nuances de bleu sont
magnifiques.
Même avec de la bonne volonté, pas moyen de se noyer ! Su ces images, nous flottons sans toucher le fond. L'eau est chaude
(environ 32°, d'où mon bonheur!) et si elle nous semble poisseuse ou huileuse, ce ne sont que les effets du sel. Les cailloux sur le bord sont également recouverts d'une croûte de sel et par
endroit, ce dernier précipite même sous l'eau... comme dans les marais salants.
Pourquoi "Mer Morte" ? Peut-être parce qu'il n'y a pas de vie mis à part quelques bactéries adaptées aux conditions de salinité extrêmes... ou peut-être encore à cause
de l'odeur fétide dégagée par les boues aux vertues bienfaisantes pour la peau.
Nous avons donc fait comme ce buffle rencontré en Asie.

En tout cas, une chose est vraie, c'est qu'une fois rincée, la peau est toute douce. Le seul hic est que nous sentons le cadavre !
On la dit morte, mais il y a quand même du monde à venir s'y
baigner et des quatre coins de la planète, chacun le faisant selon ses coutumes ou ses phobies.
Des peuples du monde entier se côtoient : chinois, russes, japonais, indiens, européens,...tous avec les mêmes éclats de rire dans l'eau ! Assez
génial...et vraiment beau à voir...
Après nos deux bains en appesanteur, nous avons rejoint Jérusalem en voiture grâce à Viloletta et Yannick, deux jeunes belges (les
deux autres personnes enduites de gadoue sur l'une des photos précédentes) que nous remercions encore au passage.