Des photos et des vidéos, en long en large et en travers, de voyage, de nature, de cahiers, de balades ici et là-bas... bref, de tout ce qui marque nos yeux et nous donne envie de repartir ! pour le meilleur comme pour le pire.
Comme je l'avais déjà écrit, les routes rwandaises sont très vivantes. Ce sont des voies de communication dans tous les sens du terme... et un lieu de vie à part entière, même en pleine campagne. Les voitures n'étant pas le moyen de locomotion dominant, circuler en voiture sur ces routes demande beaucoup d'attention. Surtout lorsqu'il fait nuit et qu'il y a du brouillard. Là, il y a des gens, mais il peut y avoir encore plus de monde.
On se déplace sur le bord des routes, du lever du soleil à assez tard après le coucher de soleil. Il y a très peu de petits camions, encore moins de semi-remorques donc tout est transporté par main d'hommes, aidés parfois d'un vélo ou d'une brouette.
L'uniforme est obligatoire, chaque école ayant ses couleurs. Les écoliers sont très nombreux sur les routes car il n'y a pas de système de ramassage scolaire. Ce qui est
curieux, c'est qu'ils y sont nombreux toute la journée. A se demander combien de temps il passe sur les bancs de l'école ! Je crois que j'en ai déjà parlé, mais tous les enfants qui se rendent à
l'école sont chaussés. C'est également obligatoire !
Encore des uniformes... des hommes roses et des hommes oranges. Ceux là sont des prisonniers, les uns ont été jugés et les autres pas
encore (c'est la couleur de l'uniforme qui le dit). Chose curieuse c'est que se retrouvent ensemble des petits voleurs et des génocidaires, tout le monde dans le même uniforme et au travail pour
la collectivité. Une fois par semaine d'ailleurs, chaque famille rwandaise doit une demi-journée de travail pour la collectivité. Ce jour là, tout est fermé et rien ne fonctionne. Cela permet
d'entretenir les lieux communs.
Le transport de marchandises...
La corvée d'eau des bidons jaunes.
Le vélo est ici une sorte de brouette, une mini camionette bon marché. C'est fou ce qu'ils arrivent à transporter avec. En montée, ils se mettent à plusieurs pour pousser et dans les descentes c'est à fond les ballons. Nous en avons vu passer, ils n'ont peur de rien et la chute ne doit pas être si rare. Nous avons évité d'ailleurs un accident de justesse, se retrouvant dans un virage face à l'un de ces bolides chargé de peut-être 150 kg de patates. Nous pilons alors que lui zigzague, nous évite, puis après encore une série de zigzags, termine par terre le vélo s'étant cabré... La scène avait un air de vieux Louis Defunes, mais heureusement, pas de casse.
Ca gîte un peu... gare à la descente !
En arrière plan, on voit des maisons "bleu Tigo" (opérateur téléphonique). Certains villages entiers sont de cette couleur. La peinture est sponsorisée par la marque. Parfois les villages sont "bleu Primus" (une des bières locales) ou "jaune MTN " (un autre opérateur téléphonique). Mais il y a aussi le "rouge Mutzig" (bière), le "rouge Airtel" (téléphone) et le "jaune pâle Sadolin" (peinture) !
La classe !
Eléments de toiture
"Tea bag"
Beau chargement ! Je n'ose pas imaginer la descente... En général, c'est à fond !
Malgré les multiples marques des années de labeur de ces vélos et leur mauvais état général, ils sont pour la plupart bien décorés façon "tuning". Un soin particulier est apporté à la décoration, les vélos brillent, tout en couleurs.
Autostop... clandestin.
Beaucoup d'enfants sur le bord des routes... ils sont souvent très sales. Ils semblent livrés à eux-mêmes. A droite, la corvée d'eau des bidons jaunes.
Sur le panneau est écrit "Groupe scolaire de Gataraga" et en dessous il est dit qu'il faut éradiquer la xénophobie qui a conduit au génocide jusqu'à la racine.
Tous ces petits sur le bord des routes, seuls à 3 ou 4 ans.
On a pas l'habitude de voir ça chez nous...
Cabane et cantine de chantier