Des photos et des vidéos, en long en large et en travers, de voyage, de nature, de cahiers, de balades ici et là-bas... bref, de tout ce qui marque nos yeux et nous donne envie de repartir ! pour le meilleur comme pour le pire.
A quelques heures de routes de Kigali, nous quittons enfin la surpopulation des campagnes. Jusqu'à ce portique d'entrée dans le Parc National de Nyungwe, nous ne parcourions pas 100 m sans croiser quelqu'un à pied ou en vélo et sans traverser les nombreux villages qui se succèdent de collines en collines tous les 3 ou 4 kilomètres ! Le gouvernement tente de regrouper l'habitat pour limiter le mitage mais c'est difficilement accepté par la population.
Derrière ce panneau, une zone tampon sépare la campagne du plus grand bloc de forêt unique d'Afrique de l'est. Cette ancienne forêt est intacte depuis le dernier âge glaciaire. C'est une forêt équatoriale d'altitude (1 600 m à 2 950 m) unique en son genre : forêt dense, forêt inondée, marais, zones buissonnantes, crêtes plus sèches... et toute la faune et la flore qu'on peut imaginer (singes, oiseaux, caméléons, orchidées, fougères, bégonia...) le tout à la topographie variée.
En saison des pluies, les petits glissements sont monnaie courante, il y en a tout le long de la route. Parfois ils sont plus importants et ce n'est malheureusement pas rare. En fait les collines du sud du pays sont de gros tas de terre. Cela ressemble à de la roche, mais ce ne sont que des mélanges marno-argileux dans lesquels les doigts s'enfoncent sans problème. Pas étonnant qu'une fois gorgée d'eau cela tombe tout seul.
Nous passons dans les nuages... c'est vraiment l'atmosphère de "Gorille dans la brume" ; lorsque l'on s'arrête, il n'y a plus un bruit.
De belles fleurs sans nom...
L'hoest's monkey - Cercopithecus lhoesti
C'est le singe des montagnes.
Ceux-là sont fréquents sur le bord de la route, c'est même là qu'on les voit le mieux. Sinon, il faut payer 90 $ pour les voir en excursion avec un guide du parc et franchement, je trouve le tarif excessif pour 2h de balade, sachant que les guides n'ont même pas de lunettes, de jumelles ou de livre et que leurs connaissances sont très limitées.
La forêt semble transpirer des pluies de la journée.
Nous sommes donc arrivés à la nuit tombée au centre d'hébergement du parc de Gisakura. C'est bien, mais un peu cher. Mais vu que l'autre hébergement du coin est juste hors de prix, nous n'avons pas eu le choix. Le soir nous organisons notre journée du lendemain, prenons un bon repas pour lequel malheureusement, nous avons des bananes pour le dessert. Avant de nous coucher, nous faisons le tour des lumières encore allumées pour voir quelles bêtes cela attirait. Nous avons bien fait de faire ça le premier soir car le lendemain et le surlendemain il y aura des coupures d'éléctricité.
En dessous, un série de papillons dont je ne connais pas les noms, si vous, visiteurs, vous en reconnaissez, n'hésitez pas à me laisser leurs noms. Il y en avait vraiment beaucoup, je n'ai mis que les photos réussies.
Celui-ci était gros comme ma main !
Hersilia sp.
Double-collard sunbird mâle.
Je ne connais pas son nom, un dusky flycatcher peut-être ?
Encore double-collard sunbird car il est beau !
Accès au centre de tourisme et hébergement de Gisakura.
Sur la route de l'école.
Ici, comme dans beaucoup d'endroits du monde maintenant, ce sont les chinois qui assurent la plupart des travaux dans le BTP. Tous les ouvriers sont Rwandais ou Congolais, mais les superviseurs sont chinois. Ils logent à la "dure" entassés dans des hangars ou des sortes des conteneures. C'est pas cher !