Des photos et des vidéos, en long en large et en travers, de voyage, de nature, de cahiers, de balades ici et là-bas... bref, de tout ce qui marque nos yeux et nous donne envie de repartir ! pour le meilleur comme pour le pire.
Il nous faudra encore attendre jusque 10h pour vraiment profiter du paysage... Au petit matin, la vue restait limitée comme on peut le voir sur les 3 photos ci-dessous. Nous profitons de la plus belle journée de la semaine pour découvrir le village, les rizières et la biodiversité des alentours.
Trois vues depuis notre chambre : à gauche, en face et à droite
En fait, ce n'est que le soir du 2ème jour que nous avons appris que nous étions à Ping'An. Nous pensions être à Longsheng parce que sur la carte que nous voyons partout dans les restaurants et hôtels du villages, Longshen est marqué d'une grosse étoile rouge qui semble indiquer "vous êtes ici"...
Ping’An est un village peuplé de tribus minoritaires : les Zhuang, les Yao et les Miao. Ces tribus ne sont pas considérées de l'ethnie chinoise Han mais comme les 53 autres minorités en Chine (Tibétains, Ouïgours musulmans...), elles ont quelques privilèges spéciaux. Par exemple, elles sont exemptées de la politique "Un enfant par famille".
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Les femmes Yao sont en tenue traditionnelle finement brodée de fils fins (soie ?) très colorés. Elles se parent de lourds bijoux d'argent et ne se coupent les cheveux qu'une fois dans leur vie, à 16 ans. Passé cet âge, elles les laissent pousser jusqu'à leur mort et les enroulent, tel un turban, autour de leur tête. La femme qui porte Iris et Eléonore et qui a demandé a être prise en photo avec elles est Yao. Elle est aussi une bonne négociatrice…
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De leur côté, les femmes Zhuang s’habillent avec un pantalon noir, une chemise blanche et portent sur leur tête une magnifique coiffe de tissus aux couleurs vives. Le tissu est une sorte de serviette éponge.
Les femmes Miao portent de courtes vestes colorées et des jupes à plis alors qu'en certaines occasions importantes, elles se décorent de beaucoup de bijoux d'argent et d'ornements. Mais je n'ai pas de photo...
Toutes les personnes que nous croisons sont très souriantes et accueillantes.
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Le marchand de produits secs a beaucoup de champignons, il semblait même y avoir des vesses loups et des champignons de souches qui chez nous ne se mangent pas... En tout cas, si ce ne sont pas les mêmes ils sont vraiment très ressemblants. Il y a aussi des feuilles, des légumes genre piments, des poissons et des fruits.
Petit assortiment de champignons et autres produits séchés...
C'est la basse saison, nous ne sommes donc pas gênés par le monde et les vendeurs d'artisanat local ont très envie de vendre aux rares clients potentiels. Les prix passent sans rien demander de 200 à 150 kwais et pour finir, nous achetons les boucles d'oreilles à 20 kwais ! Avant de poursuivre notre ascension vers le coeur du village qui se trouve une centaine de mètres de dénivelé au-dessus, nous nous achetons aussi des foulards (à la femme en photo avec Iris et Eléonore) car il ne fait pas très chaud et nous ne sommes pas très bien équipés.
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Nous passons un pont puis longeons quelques cultures en terrasses avant de découvrir le village. Il y a beaucoup de maisons anciennes et traditionnelles, mais aussi beaucoup de constructions plus lourdes en cours. Ce sont des hôtels. Il semble que le tourisme soit voué à s'y développer. L'élevage de touristes est beaucoup plus lucratif, ça se comprend. Ce village risque de beaucoup changer dans les années à venir. Pour le moment, à la différence de Shanghai, les gens ne sont pas collés à leur téléphone. Ils semblent même ne pas en avoir...
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Tout le village est très escarpé et les ruelles sont étroites. Pas de voitures, pas de klaxons, ça fait du bien ! Nous déambulons au hasard pendant plus d'une heure dans les petites rues avec pour objectif de traverser les cultures de riz et de prendre de la hauteur pour avoir un beau point de vue.
L'expression "en chantier" a tout son sens ici... Quand on voit la base de l'échaffaudage, j'avoue que cela fait un peu peur ! Des bouts de bambou et de bois reposant les uns sur les autres parfois avec une pierre en-dessous juste pour être de niveau...
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Même les tables pour vendre dans les petites échopes semblent en équilibre précaire. Là, une table à la structure "très libre" repose sur une planche à roulettes, elle-même posée sur une cale pour être de niveau tout en ayant pensé à coincer les roues entre deux cailloux. Cette dernière cale étant un peu courte, il y a un encore petit morceau bois. Le tout repose sur un sol incliné. Mais ça tient et c'est de niveau !
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Il y a du maïs à sécher dans tous les coins. Nous pensions au début que c'était ce qui cuisait dans les bambous (à cause de la forme). Mais non, en fait, c'est du riz qui est cuit à l'étouffé, avec en option viande et légumes. Voir en-dessous. Nous en avons pris le midi... et n'en avons pas repris le soir.
Le village est très rustique. Sur la table en arrière-plan, on voit des sacs à dos de fabrication locale (panier avec deux sangles). Ce qui manque à toutes ces photos ce sont les odeurs de nourriture et la bande son. Ping'An est vraiment agréable.
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Probablement la source des "riz bambou" du village. Ici, on touille à la pelle. Cela sent fort le riz avec une une légère odeur de fermentation en plus...
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Au choix, ces femmes nous proposaient des patates, des patates douces et des oeufs cuits au feu de bois. Elles répétaient "Hello potatoes" et moi, j'avais envie de leur dire que je n'étais pas M. Patate. Mes deux heures de cours de chinois ne me l'ont pas permis...
A défaut de patates et d'oeufs, nous avons fait une cure de fruits de la passion, un vrai régale !
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